À propos du vendeur
Alors que les petits-fils de Charlemagne se disputent l’Europe, un moine errant perturbe l’ordre politique et religieux. À travers la vie et la pensée du saxon Godescalc revit une période méconnue d’intenses débats. Issu d’une grande famille saxonne, Godescalc se révolte contre son propre destin. Il refuse de se soumettre à la loi paternelle, qu’elle soit celle de sa famille ou de son ordre religieux. Il élabore une doctrine paradoxale de la prédestination : puisque Dieu seul est le maître du destin de l’homme aucun pouvoir humain ne saurait s’imposer à nous et nous dicter notre conduite. Quittant son monastère pour une vie de prédicateur errant, Godescalc porte à vif les tensions dans l’Empire carolingien et l’Église d’Occident. Ariel Suhamy campe ce monde de bruit et de fureurs, tout en faisant revivre l’audace et la sophistication du débat intellectuel et religieux – nécessairement politique. La prédestination selon Godescalc resurgit avec une virulence intacte lors de la Réforme et de la crise janséniste. Et c’est Spinoza qui, par-delà les siècles, lui répond de manière fascinante. Alors que les petits-fils de Charlemagne se disputent l’Empire, au milieu du IXe siècle, un obscur moine prétend incarner le destin. Tonsuré dès l’enfance, Godescalc se révolte contre sa condition et veut redevenir Gottschalk, le noble Saxon qu’il est de naissance. Il quitte le monastère pour une vie de prédicateur errant et divulgue à tout vent la doctrine de saint Augustin : Dieu est le seul maître des destinées, le sort des élus et des réprouvés est fixé de toute éternité, aucun pouvoir humain ne saurait le modifier. “Hérésie !”, s’exclament les uns. “Hérétiques vous-mêmes !”, répliquent les autres. La guerre civile se double d’une guerre théologique. Excommunié, condamné au silence, jeté en prison, le moine continue son oeuvre séditieuse. Mais que voulait-il vraiment ? Muselée plutôt que résolue, la querelle de la prédestination court tout au long du Moyen Age. Elle resurgit avec une virulence intacte lors de la Réforme et de la crise janséniste. Et c’est un autre excommunié, Spinoza, qui par-dessus les siècles tend la main à Godescalc…
Description
<p>Alors que les petits-fils de Charlemagne se disputent l’Europe, un moine errant perturbe l’ordre politique et religieux. À travers la vie et la pensée du saxon Godescalc revit une période méconnue d’intenses débats. Issu d’une grande famille saxonne, Godescalc se révolte contre son propre destin. Il refuse de se soumettre à la loi paternelle, qu’elle soit celle de sa famille ou de son ordre religieux. Il élabore une doctrine paradoxale de la prédestination : puisque Dieu seul est le maître du destin de l’homme aucun pouvoir humain ne saurait s’imposer à nous et nous dicter notre conduite. Quittant son monastère pour une vie de prédicateur errant, Godescalc porte à vif les tensions dans l’Empire carolingien et l’Église d’Occident. Ariel Suhamy campe ce monde de bruit et de fureurs, tout en faisant revivre l’audace et la sophistication du débat intellectuel et religieux – nécessairement politique. La prédestination selon Godescalc resurgit avec une virulence intacte lors de la Réforme et de la crise janséniste. Et c’est Spinoza qui, par-delà les siècles, lui répond de manière fascinante. Alors que les petits-fils de Charlemagne se disputent l’Empire, au milieu du IXe siècle, un obscur moine prétend incarner le destin. Tonsuré dès l’enfance, Godescalc se révolte contre sa condition et veut redevenir Gottschalk, le noble Saxon qu’il est de naissance. Il quitte le monastère pour une vie de prédicateur errant et divulgue à tout vent la doctrine de saint Augustin : Dieu est le seul maître des destinées, le sort des élus et des réprouvés est fixé de toute éternité, aucun pouvoir humain ne saurait le modifier. “Hérésie !”, s’exclament les uns. “Hérétiques vous-mêmes !”, répliquent les autres. La guerre civile se double d’une guerre théologique. Excommunié, condamné au silence, jeté en prison, le moine continue son oeuvre séditieuse. Mais que voulait-il vraiment ? Muselée plutôt que résolue, la querelle de la prédestination court tout au long du Moyen Age. Elle resurgit avec une virulence intacte lors de la Réforme et de la crise janséniste. Et c’est un autre excommunié, Spinoza, qui par-dessus les siècles tend la main à Godescalc…</p>
Reliure
- Broché
État
- Très bon état
Épaisseur
2.9Longueur
21.59Largeur
15.6Nombre de pages
347ISBN 10
2362791998SBN 13
9782362791994Auteur
Ariel SuhamyMéthode de livraison
Avis
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