Tout à l'ego

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Caractéristiques techniques

Description

<p>Il suffit d&#8217;un grain de sable, de presque rien dans les nouvelles de Tonino Benacquista pour que le cours de la vie ordinaire se grippe et que l&#8217;on bascule dans le romanesque. Une cassette vidéo qui se coince dans un magnétoscope par exemple, et toute la famille est consternée. Pourtant, on dispose d&#8217;un parent réparateur agréé mais le père fait traîner l&#8217;intervention pour ne pas devoir avouer que la nuit, à l&#8217;insu de tous, il visionne des cassettes pornos. C&#8217;est en effet l&#8217;une d&#8217;entre elles qui est coincée. Après moult péripéties, il se résout à une solution extrême : simuler un cambriolage et faire disparaître l&#8217;appareil. Parfait, mais un voisin bien intentionné le trouve dans une décharge. Et le rapporte. Tout s&#8217;arrange pourtant lorsque l&#8217;appareil enfin réparé, la femme arrête la cassette à temps après quelques images anodines ayant compris de quoi il s&#8217;agissait, et pardonne tacitement à son mari. Happy end donc, si ce n&#8217;est que bien plus tard on découvre qu&#8217;elle avait, elle aussi, des raisons inavouables pour agir de la sorte. C&#8217;est ce qui fait le charme de ces nouvelles : une inventivité débordante qui fait rebondir constamment le récit entraînant le lecteur à travers des situations totalement stupéfiantes et pourtant parfaitement plausibles. &#8211;Gérard Meudal Après une nuit de coma provoqué par un accident de voiture, Laurent se réveille dans une chambre d&#8217;hôpital. Mystérieuse, l&#8217;infirmière qui l&#8217;a veillé l&#8217;agace par ses allusions à ce qu&#8217;elle prétend connaître de sa vie. Il apprend quelques jours plus tard que pendant les dix heures de son coma il a déliré, livrant les plus grands secrets de son inconscient, que l&#8217;infirmière appelle la &#8220;boîte noire&#8221;&#8230; Un peu envieuse &#8211; ses quatorze ans de psychanalyse ne lui ont rien fait dire à côté de ce que Laurent a exprimé en une nuit -, Janine a pourtant consciencieusement noté le contenu du délire. Juste avant sa sortie de l&#8217;hôpital, elle glisse entre les mains de Laurent le bloc-notes sur lequel elle a transcrit le contenu de son ego. Ce n&#8217;est qu&#8217;en montant dans l&#8217;avion qui le ramène chez lui que ce célibataire sans histoire, réparateur de photocopieurs, ose ouvrir le carnet. Cette nouvelle du dernier recueil de Benacquista (L&#8217;Outremangeur, La Machine à broyer les petites filles) est suivie de neuf autres récits, où on retrouve le style agréable à lire, l&#8217;ironie, la profondeur et la maîtrise de l&#8217;intrigue qui font de ses textes de véritables petits plaisirs. Comment se souvenir de ce que l&#8217;on faisait le 17 juillet 1994 à vingt-trois heures précises, même si c&#8217;est une question de vie ou de mort ? Comment rencontrer ouvertement sa maîtresse devant une épouse maladivement jalouse, sans que celle-ci s&#8217;en aperçoive ? Comment imaginer un plan infaillible pour ne pas appeler sa femme du prénom de sa maîtresse du moment ? Et comment diable se débrouiller pour que personne, et surtout pas l&#8217;unique réparateur du village, ne sache que l&#8217;on regarde des films X en cachette, quand la cassette se coince à l&#8217;intérieur du magnétoscope ? Les héros de ces dix nouvelles sont des personnages bien ordinaires, confrontés à des situations extraordinaires, et qui, de petites lâchetés en mensonges minables, vont se retrouver fatalement dans une position aussi intenable que réjouissante&#8230; Allez comprendre alors pourquoi les romans de Benacquista ne sont jamais tristes ni désespérants. Peut-être parce que ses personnages, antihéros du quotidien, finissent par nous toucher ou nous amuser, à force de se débattre comme des asticots accrochés à l&#8217;hameçon de leur destin. Et le destin, &#8220;rien qu&#8217;un peu de passé en retard&#8221;, mieux vaut ne pas le provoquer, comme il est démontré avec &#8220;Tout à l&#8217;ego&#8221;.</p>

Reliure

  • Broché

État

  • Très bon état

Épaisseur

1.19

Longueur

20.5

Largeur

14

Nombre de pages

160

ISBN 10

2070755657

SBN 13

9782070755653

Auteur

Tonino Benacquista

À propos du vendeur

logo du vendeur Livr'Ensemble
Vendu par
Livr'Ensemble
Rue du Grand Péril 108, 7090 Braine-le-Comte, Belgique

Il suffit d’un grain de sable, de presque rien dans les nouvelles de Tonino Benacquista pour que le cours de la vie ordinaire se grippe et que l’on bascule dans le romanesque. Une cassette vidéo qui se coince dans un magnétoscope par exemple, et toute la famille est consternée. Pourtant, on dispose d’un parent réparateur agréé mais le père fait traîner l’intervention pour ne pas devoir avouer que la nuit, à l’insu de tous, il visionne des cassettes pornos. C’est en effet l’une d’entre elles qui est coincée. Après moult péripéties, il se résout à une solution extrême : simuler un cambriolage et faire disparaître l’appareil. Parfait, mais un voisin bien intentionné le trouve dans une décharge. Et le rapporte. Tout s’arrange pourtant lorsque l’appareil enfin réparé, la femme arrête la cassette à temps après quelques images anodines ayant compris de quoi il s’agissait, et pardonne tacitement à son mari. Happy end donc, si ce n’est que bien plus tard on découvre qu’elle avait, elle aussi, des raisons inavouables pour agir de la sorte. C’est ce qui fait le charme de ces nouvelles : une inventivité débordante qui fait rebondir constamment le récit entraînant le lecteur à travers des situations totalement stupéfiantes et pourtant parfaitement plausibles. –Gérard Meudal Après une nuit de coma provoqué par un accident de voiture, Laurent se réveille dans une chambre d’hôpital. Mystérieuse, l’infirmière qui l’a veillé l’agace par ses allusions à ce qu’elle prétend connaître de sa vie. Il apprend quelques jours plus tard que pendant les dix heures de son coma il a déliré, livrant les plus grands secrets de son inconscient, que l’infirmière appelle la “boîte noire”… Un peu envieuse – ses quatorze ans de psychanalyse ne lui ont rien fait dire à côté de ce que Laurent a exprimé en une nuit -, Janine a pourtant consciencieusement noté le contenu du délire. Juste avant sa sortie de l’hôpital, elle glisse entre les mains de Laurent le bloc-notes sur lequel elle a transcrit le contenu de son ego. Ce n’est qu’en montant dans l’avion qui le ramène chez lui que ce célibataire sans histoire, réparateur de photocopieurs, ose ouvrir le carnet. Cette nouvelle du dernier recueil de Benacquista (L’Outremangeur, La Machine à broyer les petites filles) est suivie de neuf autres récits, où on retrouve le style agréable à lire, l’ironie, la profondeur et la maîtrise de l’intrigue qui font de ses textes de véritables petits plaisirs. Comment se souvenir de ce que l’on faisait le 17 juillet 1994 à vingt-trois heures précises, même si c’est une question de vie ou de mort ? Comment rencontrer ouvertement sa maîtresse devant une épouse maladivement jalouse, sans que celle-ci s’en aperçoive ? Comment imaginer un plan infaillible pour ne pas appeler sa femme du prénom de sa maîtresse du moment ? Et comment diable se débrouiller pour que personne, et surtout pas l’unique réparateur du village, ne sache que l’on regarde des films X en cachette, quand la cassette se coince à l’intérieur du magnétoscope ? Les héros de ces dix nouvelles sont des personnages bien ordinaires, confrontés à des situations extraordinaires, et qui, de petites lâchetés en mensonges minables, vont se retrouver fatalement dans une position aussi intenable que réjouissante… Allez comprendre alors pourquoi les romans de Benacquista ne sont jamais tristes ni désespérants. Peut-être parce que ses personnages, antihéros du quotidien, finissent par nous toucher ou nous amuser, à force de se débattre comme des asticots accrochés à l’hameçon de leur destin. Et le destin, “rien qu’un peu de passé en retard”, mieux vaut ne pas le provoquer, comme il est démontré avec “Tout à l’ego”.

Description

<p>Il suffit d&#8217;un grain de sable, de presque rien dans les nouvelles de Tonino Benacquista pour que le cours de la vie ordinaire se grippe et que l&#8217;on bascule dans le romanesque. Une cassette vidéo qui se coince dans un magnétoscope par exemple, et toute la famille est consternée. Pourtant, on dispose d&#8217;un parent réparateur agréé mais le père fait traîner l&#8217;intervention pour ne pas devoir avouer que la nuit, à l&#8217;insu de tous, il visionne des cassettes pornos. C&#8217;est en effet l&#8217;une d&#8217;entre elles qui est coincée. Après moult péripéties, il se résout à une solution extrême : simuler un cambriolage et faire disparaître l&#8217;appareil. Parfait, mais un voisin bien intentionné le trouve dans une décharge. Et le rapporte. Tout s&#8217;arrange pourtant lorsque l&#8217;appareil enfin réparé, la femme arrête la cassette à temps après quelques images anodines ayant compris de quoi il s&#8217;agissait, et pardonne tacitement à son mari. Happy end donc, si ce n&#8217;est que bien plus tard on découvre qu&#8217;elle avait, elle aussi, des raisons inavouables pour agir de la sorte. C&#8217;est ce qui fait le charme de ces nouvelles : une inventivité débordante qui fait rebondir constamment le récit entraînant le lecteur à travers des situations totalement stupéfiantes et pourtant parfaitement plausibles. &#8211;Gérard Meudal Après une nuit de coma provoqué par un accident de voiture, Laurent se réveille dans une chambre d&#8217;hôpital. Mystérieuse, l&#8217;infirmière qui l&#8217;a veillé l&#8217;agace par ses allusions à ce qu&#8217;elle prétend connaître de sa vie. Il apprend quelques jours plus tard que pendant les dix heures de son coma il a déliré, livrant les plus grands secrets de son inconscient, que l&#8217;infirmière appelle la &#8220;boîte noire&#8221;&#8230; Un peu envieuse &#8211; ses quatorze ans de psychanalyse ne lui ont rien fait dire à côté de ce que Laurent a exprimé en une nuit -, Janine a pourtant consciencieusement noté le contenu du délire. Juste avant sa sortie de l&#8217;hôpital, elle glisse entre les mains de Laurent le bloc-notes sur lequel elle a transcrit le contenu de son ego. Ce n&#8217;est qu&#8217;en montant dans l&#8217;avion qui le ramène chez lui que ce célibataire sans histoire, réparateur de photocopieurs, ose ouvrir le carnet. Cette nouvelle du dernier recueil de Benacquista (L&#8217;Outremangeur, La Machine à broyer les petites filles) est suivie de neuf autres récits, où on retrouve le style agréable à lire, l&#8217;ironie, la profondeur et la maîtrise de l&#8217;intrigue qui font de ses textes de véritables petits plaisirs. Comment se souvenir de ce que l&#8217;on faisait le 17 juillet 1994 à vingt-trois heures précises, même si c&#8217;est une question de vie ou de mort ? Comment rencontrer ouvertement sa maîtresse devant une épouse maladivement jalouse, sans que celle-ci s&#8217;en aperçoive ? Comment imaginer un plan infaillible pour ne pas appeler sa femme du prénom de sa maîtresse du moment ? Et comment diable se débrouiller pour que personne, et surtout pas l&#8217;unique réparateur du village, ne sache que l&#8217;on regarde des films X en cachette, quand la cassette se coince à l&#8217;intérieur du magnétoscope ? Les héros de ces dix nouvelles sont des personnages bien ordinaires, confrontés à des situations extraordinaires, et qui, de petites lâchetés en mensonges minables, vont se retrouver fatalement dans une position aussi intenable que réjouissante&#8230; Allez comprendre alors pourquoi les romans de Benacquista ne sont jamais tristes ni désespérants. Peut-être parce que ses personnages, antihéros du quotidien, finissent par nous toucher ou nous amuser, à force de se débattre comme des asticots accrochés à l&#8217;hameçon de leur destin. Et le destin, &#8220;rien qu&#8217;un peu de passé en retard&#8221;, mieux vaut ne pas le provoquer, comme il est démontré avec &#8220;Tout à l&#8217;ego&#8221;.</p>

Reliure

  • Broché

État

  • Très bon état

Épaisseur

1.19

Longueur

20.5

Largeur

14

Nombre de pages

160

ISBN 10

2070755657

SBN 13

9782070755653

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Tonino Benacquista

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