À propos du vendeur
Nous sommes en 1884, il n’est pas de bon ton de proclamer dans un estaminet que “Quand on a lu L’Assommoir, on a envie de foutre des bombes partout”. Sur cette simple déclaration, Victor va devoir purger une peine de prison. Un an ferme. L’occasion justement de lire de près Zola et Balzac, que Victor a enfin l’autorisation de se procurer après quatre mois de bonne conduite. En sortant de la prison Saint-Paul à Lyon, Victor a compris quelque chose. On ne doit jamais se résoudre à accepter le sort et la fatalité. D’ailleurs, il n’y a pas de sort, il y a des hommes qui partent à la conquête de leur liberté et qui transforment le monde. Lui qui était indolent, rêveur et docile, devient un frondeur et un homme d’action politique. On accepte de l’embaucher de nouveau à l’usine. Soit, il y retournera. Mais, cette fois-ci, c’est pour se mettre du côté des travailleurs et faire respecter leurs droits. Et si le syndicalisme ne suffit pas pour dire la vérité de la misère sociale, Victor prendra la plume et deviendra journaliste. Patrick Poivre-d’Arvor livre avec L’Irrésolu, prix Interallié 2000, une fiction historique à mi-chemin entre le roman feuilleton et le roman social. À l’encontre des modes plébiscitant le roman du Moi, L’Irrésolu s’affirme comme un roman du retour à l’éveil de la conscience historique et politique. Il est étonnant et plaisant de trouver à travers Poivre-d’Arvor les traces d’Eugène Sue et d’Émile Zola. À suivre. –Denis Gombert Victor Priakov Parker, né de père inconnu et d’une ouvrière dans une soierie lyonnaise, est compromis, à la fin du siècle dernier, dans un procès d’anarchistes. Libéré, il se bat en faveur des grévistes de l’usine qui l’emploie. Licencié, il gagne Paris où il rencontre Séverine, l’égérie de Jules Vallès, et poursuit son combat pour la justice. Mais son destin, que double une fébrile quête d’identité, est marqué par son caractère irrésolu, son penchant à se laisser “flotter comme une plume au fil de l’instinct”, tant dans ses actes qu’avec les femmes dont il est un grand amateur. Il mourra tragiquement avant d’avoir su s’imposer… Conduit par séquences rapides, d’une écriture assaillie de clichés, sans profondeur de champ, ce roman a la facture haletante des feuilletons sentimentalo-ouvriéristes de l’époque qu’il dépeint. Victor Priadov-Parker doit son prénom à la victoire qu’il a constituée dans la vie de sa mère. Quant à son patronyme, il vient d’un père inexistant, imaginé par sa mère. Victor apprendra que son géniteur, journaliste, s’est suicidé dans des circonstances obscures. Le 10 janvier 1883, un an après y a avoir été enfermé, Victor sort de prison. Cet ouvrier de la soie, sensible aux écrits d’Émile Zola, a été injustement accusé d’avoir commis un attentat anarchiste dans le restaurant L’Assommoir. Que va-t-il faire désormais ? Marcher sur les traces de son père, défendre la cause de la justice, et beaucoup aimer… À travers la vie et la quête touchantes et humaines d’un idéaliste fort de son irrésolution, Patrick Poivre d’Arvor nous plonge dans les années charnières de la fin du XIXe siècle. “Il n’avait peur de personne, ne s’en trouvait guère de mérite, n’ayant rien à quoi il tînt suffisamment pour trembler de le perdre. Il avait la tranquille inertie du fil de l’eau. C’était même cette faiblesse – son irrésolution – qui l’aidait à survivre.”
Description
<p>Nous sommes en 1884, il n’est pas de bon ton de proclamer dans un estaminet que “Quand on a lu L’Assommoir, on a envie de foutre des bombes partout”. Sur cette simple déclaration, Victor va devoir purger une peine de prison. Un an ferme. L’occasion justement de lire de près Zola et Balzac, que Victor a enfin l’autorisation de se procurer après quatre mois de bonne conduite. En sortant de la prison Saint-Paul à Lyon, Victor a compris quelque chose. On ne doit jamais se résoudre à accepter le sort et la fatalité. D’ailleurs, il n’y a pas de sort, il y a des hommes qui partent à la conquête de leur liberté et qui transforment le monde. Lui qui était indolent, rêveur et docile, devient un frondeur et un homme d’action politique. On accepte de l’embaucher de nouveau à l’usine. Soit, il y retournera. Mais, cette fois-ci, c’est pour se mettre du côté des travailleurs et faire respecter leurs droits. Et si le syndicalisme ne suffit pas pour dire la vérité de la misère sociale, Victor prendra la plume et deviendra journaliste. Patrick Poivre-d’Arvor livre avec L’Irrésolu, prix Interallié 2000, une fiction historique à mi-chemin entre le roman feuilleton et le roman social. À l’encontre des modes plébiscitant le roman du Moi, L’Irrésolu s’affirme comme un roman du retour à l’éveil de la conscience historique et politique. Il est étonnant et plaisant de trouver à travers Poivre-d’Arvor les traces d’Eugène Sue et d’Émile Zola. À suivre. –Denis Gombert Victor Priakov Parker, né de père inconnu et d’une ouvrière dans une soierie lyonnaise, est compromis, à la fin du siècle dernier, dans un procès d’anarchistes. Libéré, il se bat en faveur des grévistes de l’usine qui l’emploie. Licencié, il gagne Paris où il rencontre Séverine, l’égérie de Jules Vallès, et poursuit son combat pour la justice. Mais son destin, que double une fébrile quête d’identité, est marqué par son caractère irrésolu, son penchant à se laisser “flotter comme une plume au fil de l’instinct”, tant dans ses actes qu’avec les femmes dont il est un grand amateur. Il mourra tragiquement avant d’avoir su s’imposer… Conduit par séquences rapides, d’une écriture assaillie de clichés, sans profondeur de champ, ce roman a la facture haletante des feuilletons sentimentalo-ouvriéristes de l’époque qu’il dépeint. Victor Priadov-Parker doit son prénom à la victoire qu’il a constituée dans la vie de sa mère. Quant à son patronyme, il vient d’un père inexistant, imaginé par sa mère. Victor apprendra que son géniteur, journaliste, s’est suicidé dans des circonstances obscures. Le 10 janvier 1883, un an après y a avoir été enfermé, Victor sort de prison. Cet ouvrier de la soie, sensible aux écrits d’Émile Zola, a été injustement accusé d’avoir commis un attentat anarchiste dans le restaurant L’Assommoir. Que va-t-il faire désormais ? Marcher sur les traces de son père, défendre la cause de la justice, et beaucoup aimer… À travers la vie et la quête touchantes et humaines d’un idéaliste fort de son irrésolution, Patrick Poivre d’Arvor nous plonge dans les années charnières de la fin du XIXe siècle. “Il n’avait peur de personne, ne s’en trouvait guère de mérite, n’ayant rien à quoi il tînt suffisamment pour trembler de le perdre. Il avait la tranquille inertie du fil de l’eau. C’était même cette faiblesse – son irrésolution – qui l’aidait à survivre.”</p>
Reliure
- Broché
État
- Très bon état
Épaisseur
2.59Longueur
19.99Largeur
13Nombre de pages
396ISBN 10
2226116702SBN 13
9782226116703Auteur
Patrick Poivre d'ArvorMéthode de livraison
Avis
Un prix juste et transparent
Les produits mis en vente sur cette plateforme ont été récupérés et remis en état par des entreprises d'économie sociale et circulaire.
En achetant ces produits, vous soutenez une activité localement inscrite qui met à l'emploi un maximum de personnes tout en diminuant la quantité de déchets produits par notre société.
Merci pour votre geste!
Domicile, Point Relais et Click & Collect entre 5 à 10 jours
Découvrez les boutiques autour de vous
Paiement sécurisé
Vos données sont protégées
Garantie
Tous les articles ont été vérifiés et sont garantis 1 an
Assistance
Mise en contact direct avec nos vendeurs