À propos du vendeur
D’avril 1943 à avril 1945, Léon Blum a été “déporté” à Buchenwald. Étrange déportation ! Il s’agissait d’un internement dans une petit maison forestière séparée de quelques centaines de mètres du camp de sinistre mémoire. Léon Blum vit cloîtré avec des livres, en tête à tête avec Georges Mandel que les Allemands vont livrer à la milice française pour être assassiné. Il est rejoint par celle qu’il épouse devant un notaire de Weimar, lieu des conversations de Goethe avec Eckermann, qui avaient fait l’objet du premier grand livre de l’ancien critique littéraire de la Revue blanche. Oui, étrange internement, à côté de l’horreur que Léon Blum ne découvrira qu’à son départ. De ces deux années, on ne savait jusqu’alors presque rien, à part Le Dernier Mois, récit de sa libération. Ilan Greilsammer, chercheur israélien, l’auteur d’une classique biographie de Léon Blum, s’est vu confier par son arrière-petit-fils, Antoine Malamoud, les cinquante-huit lettres que Blum a adressées à son fils Robert, officier en captivité, à Lübeck, en Allemagne. Lettres censurées, intéressantes jusqu’à leur banalité même, et témoignage poignant d’un prisonnier presque coupé du monde. Elles éclairent d’un jour inattendu le caractère de l’une des grandes personnalités politiques françaises du XX? siècle. Ilan Greilsammer les a réunies et présentées ici. Dans ses lettres à son fils, l’ancien chef du gouvernement du Front populaire, détenu de 1943 à 1945 à Buchenwald, face au camp de concentration, résiste au désespoir, en liseur et en mélomane, avec une pudeur exemplaire. … Logé avec Georges Mandel dans la maison forestière du lieu, il ne connaît pas le drame des détenus du camp tout proche, bâti, terrible ironie, sur la colline de l’Ettersberg, là même où Goethe venait méditer. Il y séjourne près de deux ans, coupé du monde ou presque, puisque le courrier, strictement censuré, ne maintient qu’un lien ténu avec ses parents, amis ou collaborateurs, si présents lors de l’épisode du procès intenté par Vichy au chef du gouvernement de Front populaire. De cette résidence forcée, Blum a adressé cinquante-neuf lettres à son fils Robert, lui-même fait prisonnier par l’armée allemande, à Bar-le-Duc durant la campagne de 1940 et interné dans les camps d’officiers à Colditz, puis à Lübeck. C’est l’intégralité de ce précieux corpus, jusqu’ici inédit, qui paraît aujourd’hui.
Description
<p>D’avril 1943 à avril 1945, Léon Blum a été “déporté” à Buchenwald. Étrange déportation ! Il s’agissait d’un internement dans une petit maison forestière séparée de quelques centaines de mètres du camp de sinistre mémoire. Léon Blum vit cloîtré avec des livres, en tête à tête avec Georges Mandel que les Allemands vont livrer à la milice française pour être assassiné. Il est rejoint par celle qu’il épouse devant un notaire de Weimar, lieu des conversations de Goethe avec Eckermann, qui avaient fait l’objet du premier grand livre de l’ancien critique littéraire de la Revue blanche. Oui, étrange internement, à côté de l’horreur que Léon Blum ne découvrira qu’à son départ. De ces deux années, on ne savait jusqu’alors presque rien, à part Le Dernier Mois, récit de sa libération. Ilan Greilsammer, chercheur israélien, l’auteur d’une classique biographie de Léon Blum, s’est vu confier par son arrière-petit-fils, Antoine Malamoud, les cinquante-huit lettres que Blum a adressées à son fils Robert, officier en captivité, à Lübeck, en Allemagne. Lettres censurées, intéressantes jusqu’à leur banalité même, et témoignage poignant d’un prisonnier presque coupé du monde. Elles éclairent d’un jour inattendu le caractère de l’une des grandes personnalités politiques françaises du XX? siècle. Ilan Greilsammer les a réunies et présentées ici. Dans ses lettres à son fils, l’ancien chef du gouvernement du Front populaire, détenu de 1943 à 1945 à Buchenwald, face au camp de concentration, résiste au désespoir, en liseur et en mélomane, avec une pudeur exemplaire. … Logé avec Georges Mandel dans la maison forestière du lieu, il ne connaît pas le drame des détenus du camp tout proche, bâti, terrible ironie, sur la colline de l’Ettersberg, là même où Goethe venait méditer. Il y séjourne près de deux ans, coupé du monde ou presque, puisque le courrier, strictement censuré, ne maintient qu’un lien ténu avec ses parents, amis ou collaborateurs, si présents lors de l’épisode du procès intenté par Vichy au chef du gouvernement de Front populaire. De cette résidence forcée, Blum a adressé cinquante-neuf lettres à son fils Robert, lui-même fait prisonnier par l’armée allemande, à Bar-le-Duc durant la campagne de 1940 et interné dans les camps d’officiers à Colditz, puis à Lübeck. C’est l’intégralité de ce précieux corpus, jusqu’ici inédit, qui paraît aujourd’hui.</p>
Reliure
- Broché
État
- Très bon état
Épaisseur
1.6Longueur
22Largeur
15.01Nombre de pages
192ISBN 10
2070763358SBN 13
9782070763351Auteur
Léon BlumMéthode de livraison
Avis
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