À propos du vendeur
Hanif Kureishi possède un sens hors du commun de l’observation cruelle de ses contemporains. En témoignent les dix nouvelles de son dernier livre qui explorent les fêlures de personnages ballottés par leurs sentiments et leurs désirs, parfois au bord de la mort ou de la folie. Mais Kureishi les aborde avec dérision et en homme libre. Comme on parlait de “femme libérée” s’entend. Il a intégré l’éclatement des structures traditionnelles du couple et de la famille, sans doute parce qu’il a vécu lui-même de telles expériences et sait les projeter dans ses fictions. Dans Comme des étrangers, on retrouve l’homme détaché des contraintes qui apparaissait à la fin du Bouddha de banlieue. Le même, quelques années plus tard, qui dans la nouvelle En ce temps-là regarde une liaison passée comme un rêve à sa fenêtre. Mais Kureishi sait aussi prendre ses distances et asséner quelques cinglantes vérités : On parle toujours de la cruauté de la séparation, mais que dire de ses délices. Que pourrait-il y avoir de plus rafraîchissant de ne plus jamais dormir dans le même lit que ce corps rébarbatif… Il y aurait de quoi se féliciter éternellement d’une telle délivrance. Spéciale dédicace aux hommes enfin, dans la délirante nouvelle Le Pénis contant les affres d’un étalon privé de son appendice vital. Ou comment exhorter les mâles à ne plus vouloir posséder l’autre mais à accepter la liberté de chacun. –Stellio Paris Le jeune amant d’une femme mariée s’apprête à partir avec elle une semaine au bord de la mer. Lorsqu’il découvre que son mari a décidé de l’accompagner, il décide de rester à l’hôtel auprès d’eux, comme un étranger. Un homme d’âge mûr et une jeune femme partagent l’expérience difficile de ramener des chaises impossibles à transporter jusqu’à leur nouveau logis. Après cinq ans de silence, un journaliste et écrivain, jeune papa, revient sur le passé et règle ses comptes avec une ancienne amante. Les nouvelles de Hanif Kureishi racontent des histoires extrêmement banales, qui mettent en valeur les failles et les quêtes de personnages normaux et pourtant à la limite de la marginalité. Chef-d’ouvre d’ambiguïté et de nuance, un regard cru et original sur la société britannique contemporaine. L’amour, le couple, le bonheur, la trahison, les pourquoi, les comment.. Hanif Kureishi explore – encore et toujours – les morsures de la vie avec des histoires mine de rien : il se raconte, un peu, raconte les autres, beaucoup, et écrit, passionnément… Le temps s’acharne sur ses personnages, les rancoeurs se teintent de mépris, les non-dits étouffent la tendresse… “La Lune en plein jour”, avec ses éclairs, ses faces cachées, est un recueil concocté pour les fidèles de Kureishi – de “My beautiful laundrette” (éd. Bourgois) à Bradford (éd. Esprit des péninsules) -, pour les inconditionnels de la nouvelle, du texte court qui court sur nos émois. ou encore pour les amoureux de l’amour… ” Hanif Kureishi explore, à sa façon, ambiguë et crue, les abîmes d’une société britannique contemporaine complètement disloquée. Ses personnages, cultivés et ravagés, intégrés et décalés à la fois, ne cessent de s’interroger sur leur fêlure, celle des autres, celle de l’époque. Cette compréhension plus profonde, l’auteur la propose par petites touches, au travers de récits où la dérision est parfois la seule façon digne d’habiller le monde. L’écriture agressive de Hanif Kureishi est, dans son désenchantement, une des voix les plus originales de la littérature britannique d’aujourd’hui. ” Bulletin critique du Livre en français, janvier 2000
Description
<p>Hanif Kureishi possède un sens hors du commun de l’observation cruelle de ses contemporains. En témoignent les dix nouvelles de son dernier livre qui explorent les fêlures de personnages ballottés par leurs sentiments et leurs désirs, parfois au bord de la mort ou de la folie. Mais Kureishi les aborde avec dérision et en homme libre. Comme on parlait de “femme libérée” s’entend. Il a intégré l’éclatement des structures traditionnelles du couple et de la famille, sans doute parce qu’il a vécu lui-même de telles expériences et sait les projeter dans ses fictions. Dans Comme des étrangers, on retrouve l’homme détaché des contraintes qui apparaissait à la fin du Bouddha de banlieue. Le même, quelques années plus tard, qui dans la nouvelle En ce temps-là regarde une liaison passée comme un rêve à sa fenêtre. Mais Kureishi sait aussi prendre ses distances et asséner quelques cinglantes vérités : On parle toujours de la cruauté de la séparation, mais que dire de ses délices. Que pourrait-il y avoir de plus rafraîchissant de ne plus jamais dormir dans le même lit que ce corps rébarbatif… Il y aurait de quoi se féliciter éternellement d’une telle délivrance. Spéciale dédicace aux hommes enfin, dans la délirante nouvelle Le Pénis contant les affres d’un étalon privé de son appendice vital. Ou comment exhorter les mâles à ne plus vouloir posséder l’autre mais à accepter la liberté de chacun. –Stellio Paris Le jeune amant d’une femme mariée s’apprête à partir avec elle une semaine au bord de la mer. Lorsqu’il découvre que son mari a décidé de l’accompagner, il décide de rester à l’hôtel auprès d’eux, comme un étranger. Un homme d’âge mûr et une jeune femme partagent l’expérience difficile de ramener des chaises impossibles à transporter jusqu’à leur nouveau logis. Après cinq ans de silence, un journaliste et écrivain, jeune papa, revient sur le passé et règle ses comptes avec une ancienne amante. Les nouvelles de Hanif Kureishi racontent des histoires extrêmement banales, qui mettent en valeur les failles et les quêtes de personnages normaux et pourtant à la limite de la marginalité. Chef-d’ouvre d’ambiguïté et de nuance, un regard cru et original sur la société britannique contemporaine. L’amour, le couple, le bonheur, la trahison, les pourquoi, les comment.. Hanif Kureishi explore – encore et toujours – les morsures de la vie avec des histoires mine de rien : il se raconte, un peu, raconte les autres, beaucoup, et écrit, passionnément… Le temps s’acharne sur ses personnages, les rancoeurs se teintent de mépris, les non-dits étouffent la tendresse… “La Lune en plein jour”, avec ses éclairs, ses faces cachées, est un recueil concocté pour les fidèles de Kureishi – de “My beautiful laundrette” (éd. Bourgois) à Bradford (éd. Esprit des péninsules) -, pour les inconditionnels de la nouvelle, du texte court qui court sur nos émois. ou encore pour les amoureux de l’amour… ” Hanif Kureishi explore, à sa façon, ambiguë et crue, les abîmes d’une société britannique contemporaine complètement disloquée. Ses personnages, cultivés et ravagés, intégrés et décalés à la fois, ne cessent de s’interroger sur leur fêlure, celle des autres, celle de l’époque. Cette compréhension plus profonde, l’auteur la propose par petites touches, au travers de récits où la dérision est parfois la seule façon digne d’habiller le monde. L’écriture agressive de Hanif Kureishi est, dans son désenchantement, une des voix les plus originales de la littérature britannique d’aujourd’hui. ” Bulletin critique du Livre en français, janvier 2000</p>
Reliure
- Broché
État
- Très bon état
Épaisseur
1.8Longueur
19.99Largeur
11.99Nombre de pages
252ISBN 10
2267015560SBN 13
9782267015560Auteur
Hanif KureishiMéthode de livraison
Avis
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