À propos du vendeur
Marée noire est un long monologue adressé à un homme inaccessible, dont la femme morte hante la mémoire. Linda va tenter de réinventer une famille avec cet homme et son fils adolescent, tenter de les apprivoiser et de les sauver du désespoir. A quarante ans, elle est mère de deux petites filles dont le père est parti il y a quelques années. Comment trouver sa place sans marcher sur les pas de la disparue ? Comment vivre avec un enfant meurtri dont on n’est pas la mère ? Vivre après. Après l’amour, après la mort, vivre ce qui devrait ressembler au bonheur, tel est le combat que mène Linda pour exister aux yeux de cet homme perdu. Quinze jours dans les collines qui surplombent l’océan vont – peut-être – permettre à ces êtres d’envisager ensemble une histoire nouvelle. Ces vacances où chacun s’observe, se cherche, se met à l’épreuve et s’aime maladroitement sont placées sous le signe de l’inquiétude et de l’espoir. Jusqu’au jour où un pétrolier fait naufrage et où la douleur des personnages fait écho à la douleur des habitants de la côte souillée. Dès les premières pages de ce beau roman d’amour sombre, la tragédie est en place. Les trajets en voiture, les baignades dans la piscine, un essaim d’abeilles suffisent à faire naître la tension et la proximité de la forêt devient une menace. La narratrice restitue les moindres failles et dérapages de ce huis clos, mais jusqu’au dénouement, nous voulons croire avec elle que le bonheur est à nouveau possible. ” J’étais seule avec mes filles désormais. Nous trois d’un côté, toi et Vincent de l’autre, de part et d’autre d’un mur invisible. Mais je me disais que tout était encore possible, je me croyais capable de tout changer, de te changer, de dissiper ta douleur. J’étais ton héroïne, la femme qui t’arracherait à ta mélancolie. L’indispensable. Mais je devais rivaliser avec elle, ta femme disparue, et plus le temps passait plus son poids s’installait entre nous. Le poids de sa splendeur, sa perfection, sa beauté, tout ce que j’imaginais. Et je me trompais, forcément que je me trompais. Elle n’était probablement pas parfaite. Elle était seulement morte. Je ne pourrais jamais l’égaler. ” B. G.
Description
<p>Marée noire est un long monologue adressé à un homme inaccessible, dont la femme morte hante la mémoire. Linda va tenter de réinventer une famille avec cet homme et son fils adolescent, tenter de les apprivoiser et de les sauver du désespoir. A quarante ans, elle est mère de deux petites filles dont le père est parti il y a quelques années. Comment trouver sa place sans marcher sur les pas de la disparue ? Comment vivre avec un enfant meurtri dont on n’est pas la mère ? Vivre après. Après l’amour, après la mort, vivre ce qui devrait ressembler au bonheur, tel est le combat que mène Linda pour exister aux yeux de cet homme perdu. Quinze jours dans les collines qui surplombent l’océan vont – peut-être – permettre à ces êtres d’envisager ensemble une histoire nouvelle. Ces vacances où chacun s’observe, se cherche, se met à l’épreuve et s’aime maladroitement sont placées sous le signe de l’inquiétude et de l’espoir. Jusqu’au jour où un pétrolier fait naufrage et où la douleur des personnages fait écho à la douleur des habitants de la côte souillée. Dès les premières pages de ce beau roman d’amour sombre, la tragédie est en place. Les trajets en voiture, les baignades dans la piscine, un essaim d’abeilles suffisent à faire naître la tension et la proximité de la forêt devient une menace. La narratrice restitue les moindres failles et dérapages de ce huis clos, mais jusqu’au dénouement, nous voulons croire avec elle que le bonheur est à nouveau possible. ” J’étais seule avec mes filles désormais. Nous trois d’un côté, toi et Vincent de l’autre, de part et d’autre d’un mur invisible. Mais je me disais que tout était encore possible, je me croyais capable de tout changer, de te changer, de dissiper ta douleur. J’étais ton héroïne, la femme qui t’arracherait à ta mélancolie. L’indispensable. Mais je devais rivaliser avec elle, ta femme disparue, et plus le temps passait plus son poids s’installait entre nous. Le poids de sa splendeur, sa perfection, sa beauté, tout ce que j’imaginais. Et je me trompais, forcément que je me trompais. Elle n’était probablement pas parfaite. Elle était seulement morte. Je ne pourrais jamais l’égaler. ” B. G.</p>
Reliure
- Broché
État
- Très bon état
Épaisseur
0.89Longueur
18.01Largeur
11Nombre de pages
154ISBN 10
2253109479SBN 13
9782253109471Auteur
Brigitte GiraudMéthode de livraison
Avis
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