À propos du vendeur
Pour échapper aux fascistes hongrois, Gamliel Friedman est séparé de ses parents et confié à la catholique Ilonka, une jeune chanteuse de cabaret. Ainsi commence la vie de déraciné de l’enfant juif dépossédé de ses proches, de sa foi, de son nom même. New York, fin de siècle: Lili Rosenkrantz demande à Gamliel de l’aider à vaincre le mutisme d’une vieille Hongroise qu’elle soigne à l’hôpital. Une pensée folle envahit alors l’ancien apatride devenu américain: va-t-il retrouver Ilonka qu’il a dû quitter en 1956, lors de l’insurrection de Budapest contre les Soviétiques? Et voilà qu’affluent les souvenirs d’une existence faite de malheur et d’espoir, de détresse et, venue d’on ne sait où, d’énergie de vivre. L’amour pour l’insaisissable Esther. Le désastreux mariage avec Colette. La liaison avec Eve, si sensuelle, intelligente, intraitable. Et les vieux amis qui, comme Gamliel ont fait l’expérience du déracinement: Bolek, rescapé d’un ghetto polonais; Diégo, héros de la guerre d’Espagne; Gad, l’agent du Mossad; Iasha, jadis victime de l’antisémisme stalinien. Et la sagesse bourrue de Rabbi Zousia. Et les écrivains sans talent auxquels Gamliel prête sa plume alors que seul le préoccupe l’achèvement de son Livre secret. En une seule journée, l’éternel exilé va découvrir qu’il lui faut se réconcilier avec son passé, s’y enraciner enfin. Et se convaincre peut-être qu’il existe encore dans le coeur des hommes une place pour la compassion, pour le rêve et l’espoir. Ils sont cinq, en comptant bien sûr Gamliel, le personnage-clé de ce roman d’Elie Wiesel, tous “déracinés” : Bolek, le rescapé d’un ghetto anéanti ; Diego, l’anarchiste, ancien combattant en Espagne ; Gad, l’homme du Mossad ne se fiant qu’à son violon ; enfin Jasha, le juif russe victime du délire antisémite stalinien. Autour de ce récit s’articulent des épisodes inspirés par l’Histoire, avec des allers-retours sur la courbure de l’espace-temps depuis Budapest-la-souffrance, Paris-le-bonheur et la rencontre d’une autre langue, jusqu’à Jérusalem et New York où, peut-être, l’amour mettra fin à un si long travail de deuil. … Déraciné Elie Wiesel ? Rien n’est moins sûr ! Wiesel se ressource à la mémoire de sa souffrance, de celle des siens, à l’éthique du décalogue, à son amour pour un Israël en paix avec ses voisins, et surtout auprès de la langue qu’il a adoptée, qui l’a adopté, ce français merveilleux de rigueur et de densité, de musique et de clarté.
Description
<p>Pour échapper aux fascistes hongrois, Gamliel Friedman est séparé de ses parents et confié à la catholique Ilonka, une jeune chanteuse de cabaret. Ainsi commence la vie de déraciné de l’enfant juif dépossédé de ses proches, de sa foi, de son nom même. New York, fin de siècle: Lili Rosenkrantz demande à Gamliel de l’aider à vaincre le mutisme d’une vieille Hongroise qu’elle soigne à l’hôpital. Une pensée folle envahit alors l’ancien apatride devenu américain: va-t-il retrouver Ilonka qu’il a dû quitter en 1956, lors de l’insurrection de Budapest contre les Soviétiques? Et voilà qu’affluent les souvenirs d’une existence faite de malheur et d’espoir, de détresse et, venue d’on ne sait où, d’énergie de vivre. L’amour pour l’insaisissable Esther. Le désastreux mariage avec Colette. La liaison avec Eve, si sensuelle, intelligente, intraitable. Et les vieux amis qui, comme Gamliel ont fait l’expérience du déracinement: Bolek, rescapé d’un ghetto polonais; Diégo, héros de la guerre d’Espagne; Gad, l’agent du Mossad; Iasha, jadis victime de l’antisémisme stalinien. Et la sagesse bourrue de Rabbi Zousia. Et les écrivains sans talent auxquels Gamliel prête sa plume alors que seul le préoccupe l’achèvement de son Livre secret. En une seule journée, l’éternel exilé va découvrir qu’il lui faut se réconcilier avec son passé, s’y enraciner enfin. Et se convaincre peut-être qu’il existe encore dans le coeur des hommes une place pour la compassion, pour le rêve et l’espoir. Ils sont cinq, en comptant bien sûr Gamliel, le personnage-clé de ce roman d’Elie Wiesel, tous “déracinés” : Bolek, le rescapé d’un ghetto anéanti ; Diego, l’anarchiste, ancien combattant en Espagne ; Gad, l’homme du Mossad ne se fiant qu’à son violon ; enfin Jasha, le juif russe victime du délire antisémite stalinien. Autour de ce récit s’articulent des épisodes inspirés par l’Histoire, avec des allers-retours sur la courbure de l’espace-temps depuis Budapest-la-souffrance, Paris-le-bonheur et la rencontre d’une autre langue, jusqu’à Jérusalem et New York où, peut-être, l’amour mettra fin à un si long travail de deuil. … Déraciné Elie Wiesel ? Rien n’est moins sûr ! Wiesel se ressource à la mémoire de sa souffrance, de celle des siens, à l’éthique du décalogue, à son amour pour un Israël en paix avec ses voisins, et surtout auprès de la langue qu’il a adoptée, qui l’a adopté, ce français merveilleux de rigueur et de densité, de musique et de clarté.</p>
Reliure
- Broché
État
- Très bon état
Épaisseur
2.01Longueur
20.6Largeur
14.2Nombre de pages
295ISBN 10
2020541866SBN 13
9782020541862Auteur
Elie WieselMéthode de livraison
Avis
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