À propos du vendeur
“Ce qu’a fait Alain Maignan est digne des plus grands exploits…” Thomas Coville skipper de Sodeb’O ” Il y aura désormais un avant et un après Alain Maignan” affirme la revue Voile Magazine. Ce récit authentique explique pourquoi. Un tour du monde sans escale, en solitaire, sur un bateau de série de 10 mètres et en six mois, est un tour de force peu commun. L’exploit force le respect. Mais ce qui rend cette aventure passionnante, c’est l’homme qui tient la barre et se raconte en plein Un homme ordinaire réalise un rêve extraordinaire. Alain Maignan n’est pas un pro de la voile, Alain Maignan redonne du sens au mot “amateur”. Postier de son état, Alain Maignan a économisé, cumulé des congés pour trouver le temps d’accomplir son tour du monde. Dans la pétole du Pot-au-Noir, les creux de 12 mètres dans les Cinquantièmes Hurlants, il s’inquiète des pannes et des retards qui l’empêcheraient de reprendre sa tournée de facteur le jour convenu avec son employeur, La Poste. Car, dès son retour, le facteur reprendra sa tournée à Plélan-le-Grand. Ce récit rapporté du grand large est celui d’un homme simple, amoureux des bateaux et de la solitude océanique, venu à la voile sans y être prédestiné. Un curieux marin, les pieds sur terre, la tête dans les étoiles. Extrait du livre : Mercredi 1er novembre Quand on est pratiquement plombé dans l’eau, chaque mille compte. En fin de nuit, Eole a pris pitié de moi et a récompensé ma patience d’un grain. J’ai dépassé les 5 noeuds. Arithmétiquement, ça paraît peu. Quand on s’est escrimé à progresser à 0,74 noeud, 1 noeud, 1,8 noeud, quelle différence ! Ça a duré trois heures et j’ai empoché quinze milles. La chaleur gâte les aliments à grande vitesse : tout ce qui est ouvert – sauce tomate, riz au lait, le beurre en conserve…- doit être vite consommé. Ce midi, j’ai dû jeter mes pâtes à la sauce tomate, tellement c’était mauvais, et donné ma tranche de pain de mie beurrée aux poissons ! Décidément, je manque de… pot avec les pots dans ce Pot au noir. Jeudi 2 novembre Mal aux jambes. Pourquoi ai-je mal aux jambes ? Je cherche. Hier, petites douleurs, je me suis dit : à force d’être debout, peut-être. Sans conviction. Cette nuit, je me suis allongé, jambes en hauteur. Ça me fera peut-être du bien ? Je réfléchis. Peut-être est-ce l’inactivité. C’est vrai, quand on embarque sur un bateau, on fait certes des pas, je m’entretiens avec des mouvements, des sautillements, mais plus de marche, plus de footing. Ce sont surtout les bras, le dos qui fonctionnent. J’ai beau passer de l’intérieur à l’extérieur cinquante, soixante-dix, quatre-vingt fois en vingt-quatre heures, ça ressemble aux déplacements d’un rat dans sa cage. La vie en solitaire, a fortiori en plein Atlantique, est propice à la parano. Et si c’était un début de phlébite ? Je me surveille, je garde mes jambes légèrement en hauteur et je veille à ne pas les exposer au soleil. Tiens, le soleil. Il fait 34°. C’est peut-être à cause de ça ? Vendredi 3 novembre Pas une nuit n’a été pareille à une autre depuis le départ. Cette nuit, pas de pression dans les voiles. Dans ce cas-là, le bateau prend le vent à contresens et vire petit à petit pour retrouver son cap. Dans ce cas-là, pour ma part, je préfère faire un tour complet pour retrouver ma route. J’essuie des averses très violentes, des grains permanents et lourds. Cirés indispensables. Ça cogne à l’avant et le bateau est un peu gîté. J’ai toujours un peu de mal à m’y faire quand ça secoue autant. Ça me coupe l’appétit, pourtant je suis déjà amariné ! Un avantage : j’ai encore récupéré dix litres d’eau douce.
Description
<p>“Ce qu’a fait Alain Maignan est digne des plus grands exploits…” Thomas Coville skipper de Sodeb’O ” Il y aura désormais un avant et un après Alain Maignan” affirme la revue Voile Magazine. Ce récit authentique explique pourquoi. Un tour du monde sans escale, en solitaire, sur un bateau de série de 10 mètres et en six mois, est un tour de force peu commun. L’exploit force le respect. Mais ce qui rend cette aventure passionnante, c’est l’homme qui tient la barre et se raconte en plein Un homme ordinaire réalise un rêve extraordinaire. Alain Maignan n’est pas un pro de la voile, Alain Maignan redonne du sens au mot “amateur”. Postier de son état, Alain Maignan a économisé, cumulé des congés pour trouver le temps d’accomplir son tour du monde. Dans la pétole du Pot-au-Noir, les creux de 12 mètres dans les Cinquantièmes Hurlants, il s’inquiète des pannes et des retards qui l’empêcheraient de reprendre sa tournée de facteur le jour convenu avec son employeur, La Poste. Car, dès son retour, le facteur reprendra sa tournée à Plélan-le-Grand. Ce récit rapporté du grand large est celui d’un homme simple, amoureux des bateaux et de la solitude océanique, venu à la voile sans y être prédestiné. Un curieux marin, les pieds sur terre, la tête dans les étoiles. Extrait du livre : Mercredi 1er novembre Quand on est pratiquement plombé dans l’eau, chaque mille compte. En fin de nuit, Eole a pris pitié de moi et a récompensé ma patience d’un grain. J’ai dépassé les 5 noeuds. Arithmétiquement, ça paraît peu. Quand on s’est escrimé à progresser à 0,74 noeud, 1 noeud, 1,8 noeud, quelle différence ! Ça a duré trois heures et j’ai empoché quinze milles. La chaleur gâte les aliments à grande vitesse : tout ce qui est ouvert – sauce tomate, riz au lait, le beurre en conserve…- doit être vite consommé. Ce midi, j’ai dû jeter mes pâtes à la sauce tomate, tellement c’était mauvais, et donné ma tranche de pain de mie beurrée aux poissons ! Décidément, je manque de… pot avec les pots dans ce Pot au noir. Jeudi 2 novembre Mal aux jambes. Pourquoi ai-je mal aux jambes ? Je cherche. Hier, petites douleurs, je me suis dit : à force d’être debout, peut-être. Sans conviction. Cette nuit, je me suis allongé, jambes en hauteur. Ça me fera peut-être du bien ? Je réfléchis. Peut-être est-ce l’inactivité. C’est vrai, quand on embarque sur un bateau, on fait certes des pas, je m’entretiens avec des mouvements, des sautillements, mais plus de marche, plus de footing. Ce sont surtout les bras, le dos qui fonctionnent. J’ai beau passer de l’intérieur à l’extérieur cinquante, soixante-dix, quatre-vingt fois en vingt-quatre heures, ça ressemble aux déplacements d’un rat dans sa cage. La vie en solitaire, a fortiori en plein Atlantique, est propice à la parano. Et si c’était un début de phlébite ? Je me surveille, je garde mes jambes légèrement en hauteur et je veille à ne pas les exposer au soleil. Tiens, le soleil. Il fait 34°. C’est peut-être à cause de ça ? Vendredi 3 novembre Pas une nuit n’a été pareille à une autre depuis le départ. Cette nuit, pas de pression dans les voiles. Dans ce cas-là, le bateau prend le vent à contresens et vire petit à petit pour retrouver son cap. Dans ce cas-là, pour ma part, je préfère faire un tour complet pour retrouver ma route. J’essuie des averses très violentes, des grains permanents et lourds. Cirés indispensables. Ça cogne à l’avant et le bateau est un peu gîté. J’ai toujours un peu de mal à m’y faire quand ça secoue autant. Ça me coupe l’appétit, pourtant je suis déjà amariné ! Un avantage : j’ai encore récupéré dix litres d’eau douce.</p>
Reliure
- Broché
État
- Très bon état
Épaisseur
1.7Longueur
22Largeur
15.01Nombre de pages
200ISBN 10
2841412199SBN 13
9782841412198Auteur
MAIGNAN AlainMéthode de livraison
Avis
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